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LE GIEC APPELLE À CHANGER NOTRE ALIMENTATION

Le GIEC recommande de changer notre alimentation

Du 2 au 7 août 2019 le GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU, s’est réuni à Genève pour répondre à une question vitale : Comment nourrir la population mondiale de 11 milliards d’habitants en 2100 tout en contenant le réchauffement climatique à 1,5°C ? 

Le Giec indique, dans un rapport, qu’il est urgent de revoir l’usage des terres et plaide pour des actions « à court terme » contre la dégradation des sols, le gaspillage alimentaire ou les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole.

Les délégations des 195 pays membres du Giec ont examiné ce rapport spécial des experts de l’ONU pour le climat consacré au « changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres ».

Rédigé par 107 scientifiques provenant de 52 pays différents, le rapport de 1 200 pages indique que près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales sont liées à la déforestation, l’agriculture, l’élevage ou encore l’utilisation d’engrais chimiques.

Les experts se sont également penchés sur le système alimentaire mondial et ses limites. Environ 820 millions de personnes souffrent de la faim, deux milliards d’adultes sont obèses ou en surpoids et 30 % de la production d’huile végétale et de viande serait perdue ou jetée.

Ce rapport fait le constat qu’un quart de la surface des terres souffre de l’activité humaine. Les sols se dégradent 100 fois plus vite qu’ils ne se forment dans les zones labourées.

Le GIEC recommande une gestion plus durable des terres. Cela passe par la diversification des cultures tout en optimisant l’usage de l’eau ou en développant l’agroforesterie. Ce sont toutes les pratiques agricoles qui intègrent l’arbre dans un environnement de production, et s’inspirent, en termes agronomiques, du modèle de la forêt. Les experts proposent également la restauration des tourbières (zones humides qui piègent le carbone naturellement).

Le déploiement d’arbres sur les surfaces agricoles d’arbres et une réduction drastique de la déforestation de masse sont ainsi fortement recommandés. 

La réduction de notre consommation de viande et de produits laitiers, notamment dans les pays occidentaux, permettrait également de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.Il est crucial d’adopter une alimentation saine et durable