virus pandémies

Les recommandations de l’ONU pour prévenir les prochaines pandémies

ONU recommandations pour prévenir les prochaines pandémies

Les Nations Unies viennent de publier un rapport le 6 juillet 2020 contenant un certain nombre de recommandations pour prévenir les prochaines pandémies. Selon l’OMS, 60% des maladies infectieuses humaines sont d’origine animale. On les appelle les zoonoses. Il s’agit de maladies transmissibles entre l’Homme et l’animal. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des virus ou des parasites. La transmission de ces maladies se fait soit directement, lors d’un contact entre un animal et un être humain, soit indirectement par voie alimentaire ou par l’intermédiaire d’un vecteur (insecte, arachnides…). Parmi les maladies zoonotiques connues, il y a le Covid-19, le VIH, la maladie de Lyme, le virus Ebola, le paludisme, la rage, le chikungunya, la dengue ou encore le tétanos…

Le fort développement des zoonoses a 3 principales origines : la capture d’animaux sauvages pour l’alimentation, la destruction d’habitats naturels (ex: la deforestation) et l’élevage intensif. 

Selon ce rapport de l’ONU, « Si nous continuons à exploiter la vie sauvage et à détruire nos écosystèmes, nous pouvons nous attendre à un flux constant de ces maladies ». Le rapport intitulé Prévenir de prochaines pandémies – Zoonoses et comment briser la chaîne de transmission, est publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Institut international de recherche sur le bétail (ILRI). Les Nations Unies encourage ainsi l’ensemble des gouvernements à bien saisir l’urgence de la situation et à prendre des mesures actives pour empêcher la propagation d’autres zoonoses durant les prochaines années. 

Chaque année, quelque deux millions de personnes, principalement dans les pays à faible et moyen revenu, meurent de maladies zoonotiques dites « négligées ». 

Voici 10 mesures suggérées par l’ONU pour prévenir les futures pandémies :

  • Investir dans des approches interdisciplinaires, dont l’approche « Un monde, une santé » ;
  • Développer la recherche scientifique sur les zoonoses ;
  • Améliorer les analyses coûts-avantages des interventions pour y inclure la comptabilisation du coût total des impacts sociétaux des maladies ;
  • Sensibilisation aux zoonoses ;
  • Renforcer les pratiques de surveillance et de réglementation associées aux zoonoses, y compris les systèmes alimentaires ;
  • Encourager les pratiques de gestion durable des terres et développer des alternatives pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance qui ne reposent pas sur la destruction des habitats et de la biodiversité ;
  • Améliorer la biosécurité et le contrôle, identifier les facteurs clés des maladies émergentes dans l’élevage et encourager les mesures de gestion et de contrôle des zoonoses qui ont fait leurs preuves ;
  • Soutenir la gestion durable des paysages terrestres et marins qui favorisent la coexistence durable de l’agriculture et de la vie sauvage ;
  • Renforcer les capacités des acteurs de la santé dans tous les pays ; et
  • Rendre l’approche « Un monde, une santé » opérationnelle pour la planification, la mise en œuvre et le suivi de l’utilisation des terres et du développement durable, entre autres.

Source : ONU